Contes mystérieux: Maître Floh, La Princesse Brambilla, Casse-noisette et le Roi des souris, L’Enchaînement des choses par Ernst Theodor Amadeus Hoffmann

Contes mystérieux: Maître Floh, La Princesse Brambilla, Casse-noisette et le Roi des souris, L’Enchaînement des choses par Ernst Theodor Amadeus Hoffmann

Titre de livre: Contes mystérieux: Maître Floh, La Princesse Brambilla, Casse-noisette et le Roi des souris, L’Enchaînement des choses

Auteur: Ernst Theodor Amadeus Hoffmann

Broché: 377 pages

Date de sortie: October 14, 2016

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Ernst Theodor Amadeus Hoffmann avec Contes mystérieux: Maître Floh, La Princesse Brambilla, Casse-noisette et le Roi des souris, L’Enchaînement des choses

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Découvrez les contes mystérieux...
En voici un extrait :
DEUXIÈME AVENTURE.


Le dompteur de puces. — Triste sort de la princesse Gamaheh à Famagasta. — Maladresse du génie Thétel. — Remarquables essais microscopiques. — La belle Hollandaise. — Singulière aventure du jeune sieur Georges Pépusch.


Il se trouvait dans ce temps à Francfort un homme qui avait une singulière profession. On l’appelait le dompteur de puces, parce qu’il était parvenu (et certes non sans peine) à donner une espèce d’instruction à ces animaux, et à leur apprendre différents jolis tours d’adresse.

Sur une grande table du plus pur et du plus beau marbre blanc on voyait avec étonnement des puces qui traînaient des canons, des caissons de poudre, des voitures, tandis que d’autres arrivaient en sautant, le fusil au bras, la giberne au dos, le sabre au côté.

Au commandement du maître, elles exécutaient les évolutions les plus difficiles, et tout paraissait plus vif et plus gai qu’avec des soldats véritables, parce que le commandement de marche s’exécutait en sauts et en entrechats admirables, et que les à droite et à gauche devenaient des pirouettes.

Toute l’armée avait un merveilleux aplomb, et le général paraissait en même temps un grand maître de ballet. Mais les voitures trainées par quatre, six et huit puces, paraissaient plus charmantes et plus étonnantes encore. Les cochers et les domestiques étaient des scarabées d’or de l’espèce la plus petite et presque invisibles ; mais il était à peu près impossible de reconnaître les personnages assis à l’intérieur.

On se trouvait naturellement forcé de penser à l’équipage de la fée Mab que le brave Mercutio, dans la tragédie de Roméo et Juliette de Shakspeare, décrit si bien que l’on peut croire qu’il lui a souvent passé sous le nez.

Mais c’était seulement en examinant toute la table avec une bonne loupe que l’on admirait dans son entier le talent du dompteur de puces ; car alors on voyait le luxe, la beauté des harnais, le travail précieux des armes, l’éclat, la netteté des uniformes, et l’on ne pouvait se défendre de l’étonnement le plus profond.

On avait peine à se figurer quel genre d’instruments devait employer le dompteur pour faire proprement, et dans les proportions voulues, certains petits accessoires, comme, par exemple, éperons, têtes de cannes, etc., et ce travail, qui pouvait passer pour un chef-d’œuvre de tailleur, et qui ne consistait en rien moins que de livrer à une puce des pantalons de cheval, où la prise de la mesure, qui semblerait d’avoir être des plus difficiles, devenait par le fait une chose des moins difficiles à faire et des moins importantes.

Le dompteur de puces recevait d’innombrables visites, la salle était continuellement remplie de personnes que n’effrayait pas le haut prix des billets d’entrée.

Le soir aussi la foule était grande, plus grande encore, car il venait aussi alors d’autres personnes, qui n’attachaient pas beaucoup d’importance à toutes ces habiles niaiseries, mais qui s’y rendaient pour admirer une œuvre qui avait une tout autre importance, et qui attirait l’attention des véritables amateurs de l’étude de la nature. Cette œuvre était un microscope de nuit qui, semblable au microscope de jour, avait la forme d’une lanterne magique, et dessinait sur le mur les objets éclairés avec une clarté et une exactitude qui ne laissaient rien à désirer.

Le dompteur de puces faisait aussi un commerce de ces microscopes, les plus beaux que l’on pût trouver, et on les payait très-cher et avec grand plaisir.

Or un jeune homme, nomme Georges Pépusch, avec lequel le lecteur fera bientôt plus ample connaissance, éprouve le désir d’aller visiter le dompteur de puces, quoiqu’il fût déjà tard.

Arrivé déjà sur les escaliers, il entendit une altercation qui devenait de plus en plus vive, et qui enfin dégénéra en cris et en malédictions, et comme il allait entrer, la p